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Communiqués

  • 26.06.2006 Xavier Darcos élu à l'Académie des sciences morales et...
  • 26.01.2006 Xavier Darcos, lauréat du Prix Louis Pauwels 2006
  • 26 et 27 octobre 2006 Séminaire des ambassadeurs de l'OCDE à Périgueux
  • 21 mars 2007 Xavier Darcos reçoit son épée d'académicien

Sur mon agenda

  • 9 mai : c'est étrange : tous mes collègues de l'Ocde me félicitent avec chaleur du choix de la France, comme si, de l'étranger, il allait de soi que le résultat présidentel est en soi une promesse de sursaut.25 avril : J.-Marc de la Sablière nous éclaire sur l'évolution de l'ONU : on oublie trop son rôle déterminant dans le maintien de la paix et pour que soient atteints les objectifs du millénaire pour le développement.17 avril : la crise en Côte d'Ivoire semble se régler subitement, par les Africains eux-mêmes, dans une sorte de paix inévitable : mystère des peuples qui passent si vite du massacre à la pacification. 12 avril : je participe à une conférence à l'ENA sur la stratégie de Lisbonne ; un moment de respiration sur des enjeux majeurs dont personne ne parle... 13 & 16 avril : j'accepte des débats sur l'école, quand des amis me le demandent, et je suis toujours sidéré de la précision des questions comme de l'intérêt jamais démenti ; comme si chacun savait que c'est là l'essentiel d'où tout le reste découle.6 avril : nous dînons avec Simone Veil, qui a connu le pire et le meilleur de ce que l'humain peut concevoir ; elle ne cède rien sur le plan moral, même dans le feu d'une campagne. 5 avril : déjeuner avec Marc Fumaroli, incarnation de l'esprit français (culture infinie, humour, clarté), qui semble toujours prêt à pourfendre les cuistres et les génie autoproclamés. Un régal. 4 avril : notre ambassadeur en Grande Bretagne, G. Errera, essaie de nous persuader de l'évolution des trois options britanniques : libéralisme, atlantisme, euroscepticisme. 28 mars : intéressant déjeuner avec le Syndicat de l'édition phonographique : quand on vend 20 disques dans le monde, 1000 sont piratés. La question de la licence globale et du droit d'auteur est un enjeu majeur que le débat actuel néglige un peu.22 mars : Pierre Morel nous montre les enjeux compliqués de l'Eurasie, où (notamment) une partie de la question énergétique mondiale va se jouer, alors que l'Europe a eu souvent la tête ailleurs.21 mars : Maurice Druon et Hugues Gall me remettent l'épée d'académicien que m'offrent mes amis : un beau rituel, un halte pour rendre grâce à ce qu'on a reçu d'autrui... 16 mars : le jury Albert Londres est à Périgueux, pour le lancement d'un timbre à son effigie. On parle du métier de journaliste en ces temps électoraux : rien n'a changé... 14 mars : un dîner à l'ambassade du Canada : j'essaie de comprendre comment ce grand pays a pu réduire d'un quart ses fonctionnaires en cinq ans, alors que rien ne semble possible chez nous... 13 mars : en Franche-Comté Nicolas Sarkozy redit à juste titre le lien nécessaire en éducation et culture.11 mars : comme chaque semaine, une réunion publique, à Montpon cette fois-ci : je reste toujours étonné de voir tant de gens présents et passionnés lors de ces dîners-débats dans les cantons de Dordogne. Et on nous dit que les Français se moquent de la politique ? N'est-ce pas plutôt les politiques qui se moquent d'eux ? 9 mars : un déjeuner très éclairant avec Hubert Védrine, esprit supérieur, calme et lucide ; il conteste la notion trop banalisée de "communauté internationale".6 mars : Marin Karmitz m'explique son parcours du combattant contre les administrations pour installer des salles dans des quartiers réputés difficiles.5 mars : Gérard Milhaud, à propos du déficit de l'assurance maladie, nous rappelle notamment que l'Etat ne reverse pas aux caisses de la sécurité sociale une partie des taxes prélévées à cette fin, sur le tabac par exemple. Bizarre... 28 février : en écoutant B. Poletti, notre ambassadeur en Iran, je saisis qu'Ahmadinejab inquiète même les ultra du parti religieux ; on ne sait si c'est tellement rassurant.26 février : Edouard Bonnefous s'éteint, presque centenaire, après une vie magnifiquement remplie ; il savait tout et nous discutions il y a encore quinze jours de l'oeuvre de Mériméequ'il admirait...20 février : dîner d'adieu à l'ambassade de G.-B. pour John et Peny Homes : nulle nostalgie, de l'humour, de l'esprit, de la musique ; un modèle de civilité et de civilisation. Ils vont nous manquer. 15 : brillant exposé de Claude Blanchemaison sur l'Espagne, à la croissance tonitruante, mais toujours ennemie de l'énergie nucléaire et ne sachant comment sortir de sa dépendance énergétique. 14 février : au cours d'un dîner, le plus acéré des économistes français me dit que le chiraquisme n'a pas aimé "le siécle des Lumières, ce qui mérite réflexion..."8 février : Jean-Pierre Raffarin, libre, drôle, profond, positif, fait le bonheur de 400 convives ; je suis fier d'avoir travaillé à ses côtés. 6 février : déjeuner avec le président de Vinci : pour cette seule année 2007, il procèdera à 12 000 embauches... s'il trouve des candidats.31 : un dîner avec Angel Gurria qui revient de Davos. Je lui demande de me citer la chose qui l'a le plus marqué dans tout ce forum : "l'ordinateur à 100 $. Le Brésil et le Nigéria vont en commander chacun un million. L'éducation pour tous va arriver par là".31 : déjeuner avec Alain Juppé, qui vient de recevoir le Prix L. Pauwels. Il en sait plus que N. Hulot sur les questions d'environnement.30 : Serge Degallaix, notre ambassadeur à Tunis, nous rappelle que la Tunisie a quasiment le niveau de vie d'un pays de l'OCDE. Pourtant, dans ce pays aisé et occidentalisé, le fondamentalisme fomente... 30 : un colloque sur mondialisation et environnement ; on parle de tout à la fois, mais je retiens ce chiffre qui m'avait échappé : en 100 ans, la population de la planète s'est multiplée par dix ; et si nous étions trop nombreux sur uneplanète qui n'en peut plus ? Retour à Malthus ?29 janvier : un dîner passionné, où un (très) grand chef d'entreprise me dit : pourquoi ne voit-on à la télé que des Sdf, des défilés et des pauvres ? A l'étranger, on fint par nous prendre pour le Tiers-Monde.29 janvier : hommage de Pierre Mazeaud à Alice Saunié-Séité ; Giscard disait : "c'est le seul homme de mon gouvernement" ; c'était une femme de courage et de coeur ; je l'aimais beaucoup.25 janvier : à Poitiers, Nicolas Sarkozy parle des rapports entre morale et politique ; si les jeunes qui le caricaturent l'écoutaient vraiment une fois ! 17 janvier : Yves Aubin de la Messuzière nous révèle que l'Italie, elle aussi, réussit sa réforme budgétaire et fiscale, après l'Allemagne ; encore une leçon de modestie pour la France, qui reste à la traîne. 16 janvier : un dîner autour de Christine Lagarde, avec une dizaines de chefs d'entreprises "majors" : il faut que la France reprenne le leadership en Europe (qu'A. Merkel essaie d'assumer) et que nous ayons "les 3 C" courage (politique), compétences (notamment en formant mieux nos jeunes), culture. 10 janvier : Daniel Jouanneau nous montre comment le Canada a réussi sa réforme budgétaire et réformé sa fonction publique (- 20 % de fonctionnaires) ; il y a donc des pays où c'est possible... 19 décembre : dîner sur l'Europe au Club Vauban ; on respire un instant un peu d'air pur avant de replonger dans la mêlée. 12 décembre : notre ancien ambassadeur en Chine, Philippe Guelluy, fait un exposé précis sur ce pays ; j'apprends que la Chine dépense dix fois mois que les USA pour sa défense.8 décembre : brillante démonstration de Michel Camdessus sur le problème mondial de l'eau.2 décembre : Alain Juppé parle de son livre, nourri de son séjour au Québec, et subitement tout devient simple et clair : c'est un professeur dans l'âme. 29 novembre : M. Colin de Verdière parle de l'Algérie avec science, finesse et mesure : "notre passé commun ne sera pas soldé avant cinquante ans encore", dit-il... 26-28 novembre : une rapide mission en Afrique me confirme l’impact des émergents (la Chine surtout), perceptible partout, et aussi l’extension de l’islam… 22 novembre : je participe, au Congrès des maires de France, à un débat sur la laïcité ; la plus grande salle du Centre de Congrès est bondée ; les maires voient bien l’importance de l’enjeu, eux au moins.20 novembre : grand débat autour de RN 21 Limoges-Tarbes ; au rythme actuel des investissements publics il faudra 90 ans pour la mettre aux normes ; l’État ne sait plus faire de routes non plus ; il faudra concéder.17-19 novembre : Salon du Livre gourmand à Périgueux, le Portugal étant à l’honneur. Pas loin de 20 000 visiteurs. Des ventes massives de livres en tous genres : le succès de la « recette » de se dément pas. 16 novembre : belle convention UMP sur le projet et pour présenter nos candidats ; un vrai travail de fond ; mais la presse ne retient que la maladresse de MAM ou l'agacement de Sarlozy. 10 novembre : je remets, pour sa première édition, le prix de la Fondation Jean-Michel Wilmotte ; ces lauréats architectes sont bourrés de talents et d'énergie; c'est sans doute le plus beau métier du monde. Et Wilmotte prouve qu'on peut être un génie et rayonner de gentillesse.8 novembre : un dîner avec Arnaud Lagardère, autour d'Hachette Livre ; c'est un homme simple et direct, malgré sa dimension et ses charges ; on ne dit que le livre ne va si mal et que toutes les prédictions sur sa "dématérialisation" se sont... dématéralisées.7 novembre : un dîner avec Angel Gurria, quelques heures après son retour de Shanghaï, encore ébahi par la vitesse et l'immensité du développement chinois ; mais surtout je retiens ceci : tous (oui, tous) les chefs d'état africains étaient à Pékin - et pas pour discuter des droits de l'homme, à mon avis. Là aussi, nous perdons pied.6 novembre : J.-D. Bredin parle de la responsabilité du juge, sujet qui recoupe tous les débats actuels sur le droit de recours désormais mis à toutes les sauces ; au passage, je retiens sa formule amusante pour définir le citoyen français : "un poupon grognon escorté d'un avocat".2 novembre : journée de travail sur le problème des pensions dans les pays développés ; le temps de travail est prolongé partout dans le monde et la retraite retardée, tandis qu'en France nous fonçons droit dans le mur en klaxonnant nos 35 heures, nos droits acquis et nos régimes spéciaux...26 et 27 octobre : tous les ambassadeurs du monde auprès de l'OCDE sont reçus à Périgueux ; atmosphère détendue et studieuse. 24 octobre : entrée solennelle à l'Institut ; une fois remis de mon émotion propre à toute "première", je suis ébloui par les exposés de M. Jouanna sur la tradition hippocratique et par celui de M. Rosenberg sur la nature dans l'oeuvre de Poussin. 23 octobre : Daniel Cohen, l'un des plus brillants esprits que je connaisse, parle de la société post-industrielle : tout est lumineux et argumenté, loin de nos besogneux ressassages politiciens franco-français. Je retiens surtout cette évidence : les pays pauvres reçoivent l'image de la richesse mondiale mais ils n'y participent pas ; dans cet écart inédit gît tout le malaise de la mondialisation. 17 octobre : je retrouve à Paris, grâce à Thierry de Montbrial, Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale, que nous avions rencontré avec Thierry Breton à NewYork après sa controversée nomination : pondéré, généreux, simple, plein d'humour, passionné par la question du développement du Sud ; bref, tout le contraire de ce qu'en disent les agités de l'altermondialisme et de l'anti-américanisme primaire. 16 octobre : la foule des acteurs politiques, petits et grands, entourent J.-P. Raffarin pour son dîner "Dialogue et initiative" : preuve que l'union, menacée par la vindicte de ceux qui ne peuvent pas gagner pour eux-mêmes et qui se laissent aller à des mots déstabilisateurs, est réclamée par tous ; la famille se serre les coudes. Vendredi 13, jour heureux : Juppé maire de Bordeaux. C’est un beau succès politique, mais surtout, pour beaucoup d’entre nous, une vraie joie privée : celle de voir un ami, que j’aime et que j’admire, retrouver la vie et la ville qu’il a choisies, accueilli et restauré par les siens ; après les épreuves, l’honneur et les honneurs retrouvés : « per aspera ad astra ». 12 octobre : nous recevons Nicolas Sarkozy à Périgueux : 6000 personnes ; une nuée de militants qui ne peuvent entrer mais qui écoutent débout, dehors ; un enthousiasme indescriptible, avec bandas et ovations ; le nom de Juppé scandé ; un discours-fleuve tonique et révolutionnaire de Nicolas. Même les eunuques parisiens, amateurs d'aigres petites phrases, vont être sidérés : "Le peuple souverain s'avance"... 11 octobre : Hugues Gall est fait "commandeur" de la légion d'honneur : le titre ne lui va pas mal. 8 octobre : nous entendons Nathalie Dessay dans Lucie de Lamermoor ; une superbe performance applaudie debout par toute la salle ; mais alors, si N. Dessay "chante", quel verbe faut-il utiliser pour nommer ce que font les hurleurs gominés de la Star'Ac ? 3 octobre : une soirée culturelle slovaque. Chants, musique traditionnelle, costumes chamarrés, écussons et blasons, etc. En 20 ans, le rouleau compresseur soviétique est oublié. Tout a refleuri comme après une parenthèse. On se croirait dans un film de Sissi. 2 octobre : un déjeuner avec l'observateur politique le plus avisé et le plus aguerri que je connaisse me laisse inquiet. A ses yeux, la guerre des chefs à droite va faire rage et nous perdrons la présidentielle. "on va rejouer 1981" me dit-il. 25 septembre : j'entends le criminologue Alain Bauer à l'Académie. Clair, abondant, brillant. Même les sujets affreux, traités avec science et maîtrise, deviennent enjoués et passionnants. Voyez Racine. 21 septembre : je participe à un face à face politique pour la télévision régionale. A la sortie, un ami me dit "il faut cogner plus fort". Non. Il faut avoir raison, savoir de quoi on parle et convaincre. L'échange politique, ce n'est pas la guerre civile. 18 septembre : à Agen, le Conseil général a entrepris de parler avec "tous les Lot et Garonnais". Et ça marche! Je suis associé à une table ronde sur l'école. Le débat est vif et clair. La démocratie fonctionne... et cela fait du bien. 7 septembre : je retrouve, à l'occasion de la visite à Paris du président du Togo, Faure Ngassimbé, mes amis d'Afrique et ceux qui, à Paris, travaillent à notre coopération : quand prendrons-nous conscience de ce qui se joue dans ce continent, pour lui comme pour nous, qui vieillisons, gavés, tandis qu'une jeunesse pléthorique et démunie y est prête à exploser ? 28-30 août : conférence des ambassadeurs, studieuse et chargée, passionnante de bout en bout : c'est une stimulante reprise. 26 juin : je suis élu dès le 1er tour à l'Académie des sciences morales et politiques, mais un deuil obsédant m'empêche de réaliser... 18 juin : traditionnel dîner des gaullistes à Périgueux.Ils sont là quatre cents, malgré le foot et la canicule, n'oubliant rien, prêts encore à militer, n'espérant rien pour eux-mêmes. Personne n'est arrivé à décourager cette ardeur. Le gaullisme est le seul mot en -isme qui signifie encore quelque chose : ne pas subir. 1er juin : au cours d'un déjeuner à l'ambassade des Etats-Unis, je mesure une fois encore combien la France est, outre-Atlantique, un objet d'intérêt et d'énigme à la fois. Personne ne comprend pourquoi, chez nous, la mondialisation semble considérée comme une théorie ou une idéologie, et non pas comme une réalité à laquelle il faut s'adapter. 29 mai : un an tout juste après l'échec du référendum sur la constitution européenne, dîner avec les Barnier et les Weil (Simone et Antoine). La discussion roule sur l'Europe, bien sûr, et sur l'enlisement actuel, comme si nous pouvions nous imaginer un futur hors de notre propre continent ! Mais les jeunes circulent et échangent : ils se considèrent déjà comme des citoyens européens. Ils feront évoluer les mentalités. 16 mai : dîner débat autour de J.-P. Raffarin, dans le cadre du club "Dialogue et initiative" de Paris. On traite des questions institutionnelles. On évite les sujets de polémique. Près de 400 personnes sont là, et les organisateurs en ont refusé presque autant ! On sent une soif de savoir et de construire. Quel contraste avec la complaisance nauséabonde des médias sur "les affaires"... 17 mai : un dîner privé et amical, en tout petit comité, avec Alain Juppé, détendu et tonique, de passage à Paris pour quelques jours. En août, il sera revenu en France. Sur le plan intellectuel, c'est un bol d'air frais... Le 16 mai, au cours de l’assemblée générale des Inspecteurs généraux de l'éducation nationale et de l’administration, je retrouve mes collègues dont je fus le Doyen, pour un expoé sur ce sujet : « Quelles sont les problématiques éducatives que les pays développés doivent affronter en commun ? » Le 10 mai, à l’Assemblée nationale, j'ai donné une conférence sur la question de l’élargissement de l’Europe et ai participé à un débat sur ce sujet avec notamment M. Cohen-Tanugi et Sylvie Goulard, professeurs à l’IEP de Paris. Les jeunes savent que leur horizon est européen et non hexagonal. Le 11 mai dernier, j'ai reçu mission de m'exprimer au nom de mes trente collègues, à l’occasion du dîner pour saluer le départ de M. Johnston, secrétaire général de l’OCDE qui quitte ses fonctions le 1er juin.
  • au mois de mai
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