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13 mai 2007
La solitude de Job, sans job
L’avais-je assez annoncée, cette déroute de la tactique Bayrou, une fois la présidentielle passée ? Dieu sait si on m’en a fait le reproche ! Ce fut une des raisons qui fit arrêter mon blog. On a cru que je sous-estimais le désir d’union des contraires et le refus des antagonismes, que je méprisais les centristes, que je faisais un zèle d’imprécateur. Mais non, rien de tout cela : je déteste les conflits inutiles et je ne méprise personne. Je tentais, de bonne foi, de déceler l’avenir d’une troisième voie, au cas où François Bayrou ne serait pas qualifié. Il ne fallait pas être grand clerc pour savoir que les députés centristes n’avaient aucune chance de retrouver leur siège sans le soutien de l’UMP et qu’un élu aime autant être réélu que vidé. Il ne fallait pas être la Pythie de Delphes pour prophétiser que le nouveau Chef de l’État élargirait autant que possible sa majorité présidentielle et que les cadres UDF accourraient. Bref, la mer monte et le chef de file du « mouvement démocrate » va se retrouver seul sur son rocher, maudissant les lâchetés et les achetés. Il l’a voulu. Vous l’avouerai-je : c’est là, maintenant, quand tout le monde le quitte, que ma sympathie pour ce Job de la politique est la plus forte.
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