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28 mars 2007
Bon pour la réserve...
Puisque nous sommes entrés dans la période officielle de campagne, que je suis fonctionnaire, et que mes lecteurs sont assez nombreux, je vais mettre ce blog en sourdine jusqu’au mois de mai. Ou, du moins, je ne m’y exprimerai plus rarement et seulement sur des sujets qui n’exposeront pas à la polémique politicienne. Car de bonnes âmes, héros modernes d’Au bon beurre, se sont avisées et alarmées de ma liberté de pensée. Je les remercie du compliment.
Je n’ai jamais entendu dire, me concernant, y compris de la part de ceux qui ne partagent pas mes idées, que je n’avais pas le sens de l’État et du service public, auxquels je voue toute mon énergie, avec droiture je crois, depuis près de quarante ans. Le devoir de réserve des fonctionnaires a pour fonction de les empêcher de nuire à l’intérêt général, voire d’exercer leur fonction de manière partiale. Il ne m’est pas apparu que ce soit mon cas. D’ailleurs, pour en revenir aux sources du droit, le fonctionnaire, comme tout le monde, jouit pleinement de sa liberté d'expression. L'article 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen édicte que "la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par Loi". Dès lors, au sens strict, le devoir de réserve ne concerne que les opinions émises en dehors de l'exercice des fonctions. Voilà pourquoi l'obligation de réserve, qui contraint les agents publics à observer une retenue dans l'expression de leurs opinions ne figure pas explicitement dans les lois statutaires relatives à la fonction publique. Il s'agit d'une création jurisprudentielle, reprise dans certains statuts particuliers, tels les statuts des magistrats, des militaires, des policiers... Mais à quoi bon discuter ? Je prends comme un hommage qu’on m’invite à me taire. Ce ne sera d’ailleurs que provisoire. Ensuite, j’en préviens d’emblée les censeurs, je ne dirai plus ce que je pense, mais ce que je sais.
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23 mars 2007
Et le réel, dans tout ça ?
Espérons que la dernière phase de la campagne présidentielle va nous permettre de renoncer à ces bulles de savon que soufflent les candidats à défaut de pensées plus consistantes. On se croirait dans un bain de vapeur. La championne du ventilateur reste Ségolène Royal. Elle a l’intention de convoquer une «assemblée constituante». Elle veut «réconcilier le local et le global» ou «remettre le juste au cœur de la pensée collective». Personne n’y verrait d’inconvénient si cela voulait dire quelque chose ou si, du moins, c’était traduisible en actes politiques concrets. Remarquez, il vaut peut-être mieux que le régalo-socialisme s’en tienne à ces fumées. On aime autant cette insoutenable légèreté, car les vrais tenants de «l’ordre juste», historiquement parlant, furent des Robespierre en puissance. Il est prudent de se méfier. Mais il y a pire : les Français se rendent-ils compte que nous avons, pour choisir le Président de la sixième puissance industrielle du monde, quatre candidats d’extrême-gauche. On avait déjà les inusables. A. Laguiller radote. O. Besancenot joue les gentils petits gars qui découvrent le monde. J. Bové veut généraliser la "chasse d'eau sèche". Le dernier, G. Schivardi, sorte de soldat inconnu, veut « renationaliser tous les services publics, comme en 1789 » : vous voyez le genre de futuriste. Même Trotsky fait golden boy, à côté. Sans compter M.-G. Buffet, qui cache sa faucille et son marteau comme elle peut, exigeant "un vrai débat pour poser les bases d'une vraie alternative pour répondre aux vrais problèmes des vrais gens" (etc...) : elle rame dans la sciure de langue de bois, pour sauvegarder les 3 % qu’atteignit le visionnaire novateur Robert Hue.
Ainsi, les formes les plus aberrantes et consternantes de la ringardise politique occupent chez nous une place disproportionnée. Les observateurs étrangers sont sidérés. Comme l’arbre cache la forêt, ils ne voient, en regardant nos informations télévisées, que des tentes de S.D.F. le long de nos canaux, des quartiers délabrés où ça rappe et ça taggue, des ouvroirs où l’on distribue des vivres aux démunis, des sans-papiers exigeant d’être régularisés « sans conditions», des défilés de grévistes, des manifestations à tout bout de champ, d’insanes et stériles querelles sur la concurrence globale, vécue comme un complot capitaliste à déjouer et non comme une réalité mondiale à affronter. Bref, ils nous trouvent dérangés, immatures, décalés. Ce ne serait pas trop grave (sauf pour l’orgueil national) si cette confusion ne faisait pas le lit d’une sorte de négativité transformée en projet, comme l’exploite habilement Bayrou, renvoyant dos à dos tout le monde pour se frayer un chemin dont on ne voit pas l’issue. Au fond, le grand absent dans tout cela, c’est le réel, tout bêtement. Gare à l'atterrisage...
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19 mars 2007
La querelle des bouffons...
Comment arrêter un tracteur à quatre bayrous motrices ? Jusqu’ici, on ne s’affolait pas. On s’en tenait au dédain. On sait le regard traditionnel des gaullistes sur les centristes, vus comme des forces d'appoint de la droite, des présomptueux provisoires qui finissent toujours couchés. Des « caramels mous », selon Barre, « des couilles molles qui ne sont ni à gauche ni à gauche», selon Mitterrand. Pompidou était plus sévère encore : « Ils finissent toujours achetés, il faut les laisser frétiller, c'est tout. Chaque centriste a son prix, il suffit de le connaître ». Un candidat du centre jouait le rôle peu enviable du branquignol, du farfelu, du mistigri. Mais voilà, tout cela ne marche plus. Car Bayrou est un croisé, qui croit à sa vocation. À ses yeux, il est écrit dans les étoiles que son destin le mènera à la charge suprême. Il a reçu mission de bouter les UMP hors de France. Des voix sont descendues vers lui du haut de la vallée d’Aspe et l’ont appelé, quand il était enfant, à accomplir sa prédestination. Sauf que, maintenant, il ne les entend plus, les voix, il les compte. Chacun de ses adversaires a donc revu sa stratégie. Ségolène Royal assène que ceux «qui se disent ni de droite ni de gauche finissent toujours par tomber du même côté». Elle rappelle qu’il ne s’agit pas d’un perdreau de l'année, qu’il a passé plus de temps dans sa limousine avec chauffeur que sur son tracteur, qu’il a participé à divers gouvernements en s'y singularisant par son immobilisme. Mais ces attaques comportent un risque majeur : braquer l'électorat centriste dont Sa Royalitude pourrait avoir besoin au second tour. Entre oursin et patate chaude, Bayrou joue les cadors et les cactus à la fois. C’est l’objet votant non identifié.
Moquer l’homme est tentant et les Guignols le font assez férocement. Mais on donne du mouvement au culbuto, en y touchant. Bayrou est un roué qui cherche les attaques et qui en profite pour paraître l’offensé. Il catalyse, en jouant les fleurs bleues offusquées, les anti-système, vieille recette du poujadisme et de Le Pen. Ne tombons pas dans ce piège. Regardons plutôt, froidement, ce qu’il propose. L’Institut Coe-Rexecode, par exemple, vient d’examiner son projet économique. Il en conclut que les suggestions de Bayrou ralentiraient la croissance à 0,2 % et supprimeraient 60 000 emplois. Comme quoi, même en y mettant les deux mains, la droite et la gauche, on peut jongler comme un pied et casser la vaisselle. Remarquez, c’est toujours mieux que Ségolène, qui détruirait 80 000 emplois à elle toute seule, selon la même étude. Pourtant, elle a donné à Arlette Chabot sa solution miracle, pour créer l’emploi et éviter les délocalisations : « demander des comptes aux entreprises ». Sûr que ça va les impressionner. Et d’ailleurs sait-elle que les grandes entreprises françaises réalisent seulement un tiers de leur chiffre d’affaires en France ? Ordre juste ou pas, elles se sont déjà échappées. Je ne me lasse pas de cette campagne ségolinienne. Il faut la voir, devant deux ou trois ahuris de banlieue, tatoués et encapuchonnés, genre Nique Ta Mère, leur annoncer d’un ton sirupeux et angélique : «vous n’êtes pas un problème, vous êtes une partie de la solution». Ce qui lui valut, en réponse, cette profonde glose : « Ouef, t’as vu, la meuf, elle m’a traité ». Bouffon, comme ils disent... Comme Muray nous manque !
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14 mars 2007
Cause toujours...
Chateaubriand disait : «L’ambition dont on n’a pas les talents est un crime». Rien n’est plus à redouter, en effet, que l’arrivisme des médiocres. Or, il est évident que la sur-médiatisation des campagnes politiques accentue le risque de remplacer les honnêtes par les habiles, les profonds par les culottés et les informés par les approximatifs. Chaque fois que j’écoute un peu plus attentivement ce qui se raconte dans cette bavarde campagne, je tombe toujours sur une perle d’ignorance, sur le déraillage d’une improvisation ou sur la malversation d’une duplicité. Voyez Ségolène qui promet, avec son air d’inventeur ravi et péremptoire, de rendre désormais obligatoires les normes « haute qualité environnementale » pour les bâtiments édifiés par la puissance publique. C’est une bonne idée puisque c’est déjà le cas. Elle a même dû le voter, mais elle ne s’en souvient plus. Et chacun d’acquiescer. Voyez F. Bayrou qui veut "adosser l’interdiction de la dette publique à la constitution", ce qui (entre nous soit dit) ne veut rien dire, sauf à trouver, vite fait, pour éviter d’être inconstitutionnel, un gros millier de milliards d’€. Mais le tout est de dire quelque chose, avec assurance, droit dans les yeux. Il est vrai que les journalistes contribuent à cette ère du vide : ils attendent un bon mot, un éclat, une rodomontade, une gaffe, une petite phrase qui va tourner en boucle sur France Info. Bref, n’importe quoi, sauf du sens.
Jean Baudrillard, qui vient de mourir, avait dénoncé, avec un féroce talent, cette fiction qui fait abonder la parole pour diluer la signification. Aussi avait-il été subitement escamoté des plateaux télévisés : il y jouait trop le rôle de l’orage brutal qui gâche le pique-nique. Sait-on jamais ? Il aurait pu lâcher une idée juste et dévastatrice. Dans cette grandiloquente aphasie, les vraies questions sont effacées : vous dites "culture" et aussitôt l’intermittent montre son nez ; vous dites "identité nationale" et vous voici fasciste, poursuivi par les pétitionnaires ; vous dites "éducation" et le syndicaliste bardé d’autocollants se met à hurler : "des vrais moyens pour une vraie politique de l’école !". On vit dans l’automatisme de la pensée en boucle. J’ai même entendu un des candidats asséner, sans être contredit, que "l’idée d’identité nationale est contraire aux valeurs de la République" : autrement dit, si vous pensez que la loi doit l’emporter sur les croyances et la citoyenneté sur les spécificités privées, vous n’êtes pas un résistant aux ayatollahs (de tout poil, c'est le cas de le dire) ni un anti-sectaires, mais un adversaire des valeurs républicaines. On ne se demande même pas ce que peut bien signifier la notion de "diversité culturelle" si nous n’avons pas, au préalable, cerné notre propre identité. Bref, allez-y : inventez, déraillez, lâchez-vous. Vous ne courrez pas grand risque, sauf qu’on parle de vous et qu’on vous ré-invite à vous asseoir sur le coussin péteur. Cette utilisation abâtardie du politique réduit le débat à un opportunisme à la petite semaine, qualifié, parfois, de pragmatisme, alors qu’il s’agit tout simplement d’un cynisme tranquille. Parlons d’abord. On pensera plus tard.
Quant à ceux qui expriment des vérités trop éclatantes, hors des stéréotypes et des gags involontaires, tels cinq prix Nobel d’économie réunis, on ne les reprend guère sur les ondes. Il est vrai que, là, ils laissent les bavards bouche bée, quand ils concluent, comme ils l’ont fait avant-hier en ces termes : « La France est le pays européen dont le modèle est le moins efficace, car elle n’a pas su s’adapter aux nouvelles réalités de l’économie mondiale, les Français ne sachant pas tolérer la remise en question de certains privilèges ni accepter que leur société soit moins inégalitaire ». Fermez le ban.
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06 mars 2007
Qui veut de l'intellectuel ? Demandez de l'intellectuel !
Peut-être cela vous a-t-il échappé, mais nous avons beaucoup d’intellectuels en France. Mais vraiment beaucoup. Et ça ne se sait pas. Voyez, par exemple, messieurs Bougnoux, Chaperon, Ducomte, Martel ou Pion… j’en passe et des meilleurs. Vous aviez le malheur de les ignorer. Mais rassurez-vous : vous en trouverez une longue liste d’aussi intellectuels qu’eux dans le Nouvel Observateur de jeudi dernier. Il y a même Madame Fouque, féministe respectée, qui fut tellement de gauche qu’elle se trouva jadis sur les listes européennes de Bernard Tapie et naguère décorée par Chirac. Et M. Torreton, ex prince consort de Mme Chazal, habitué de Gala et Voici, vous le preniez pour un acteur ? Mais non, c'est un intellectuel, une sorte de néo-Yves Montand. Tout ce petit monde, intelligent autoproclamé, signe une pétition pathétique intitulée « avant qu’il ne soit trop tard », où ils annoncent la fin du monde libre et le règne de « toutes les peurs », en cas de défaite de Ségolène Royal. Si vous voulez inviter un intellectuel à votre table, un soir, histoire de progresser un peu en intelligence, vous aurez le choix. Mais l’ambiance sera morose, je vous préviens. Lisez plutôt (je cite) : « Jamais candidat de droite n’aura à ce point symbolisé la régression sociale […] Nicolas Sarkozy incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l’affrontement des peuples ». Vous en avez comme ça sur trois colonnes : du pur délire, de l’épaisse langue de bois, besogneuse, à gros copeaux. On ose espérer pour leur santé mentale que certains signataires n’ont pas vraiment lu ce texte hargneux et qu’ils ont simplement voulu venir à la rescousse de la candidate socialiste, ce que personne ne leur reprochera. En plus, elle en a besoin. Les anciens laudateurs de Mao (tel Sollers), de Castro ou du bilan communiste "globalement positif" sont toujours là, pétitionnaires professionnels, sur le devant de la scène médiatique, infaillibles dans l’erreur. Ce sont les sempiternels missionnaires du faux diagnostic, dénonçant les "périls fascistes" qui guettent le genre humain, diabolisant les honnêtes gens, tout en criant au "mépris", au "racisme", à la "calomnie" et à la "misogynie", si on s’avise de n’être pas du même avis qu’eux. Il est vrai que nous, nous ne sommes pas des intellectuels. On ne peut pas comprendre. C'est bien triste. Lors de son dîner d’adieu, l’ambassadeur du Royaume Uni racontait sa première aventure à Paris, il y a une vingtaine d’années. « J’étais assis à côté d’une dame peu causante. Pour briser la glace, je me risquais à lui demander si elle avait un métier. Elle me répondit sèchement : oui, je suis une intellectuelle ». Et d’ajouter : « chez nous, en Angleterre, on préfèrerait être coupé en rondelles plutôt que de passer pour un intellectuel ». Il y a des jours où l’on comprend pourquoi.
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01 mars 2007
Churchill ou Prodi ?
Maintenant qu’il frôle les 20 % et qu’on ne voit plus que lui à la une du Monde et sur nos écrans plats, il va falloir que François Bayrou arrête de vilipender la collusion entre pouvoir et médias. C’est à se demander, même, s’il ne va pas finir par être victime de ce qu’il dénonçait : l’overdose d’assentiment et l’excès d’exposition. Tant que l’homme au béret tapait sur les gros bonnets, tant qu’il jouait le petit provincial qui n’a pas peur des gros de la ville, il attirait la sympathie, d’autant que c’est un orateur de talent, dans le genre prêcheur insurgé contre les puissants et les fortunés. Il sermonne et dénonce une minorité mystérieuse et bicéphale qui contrôlerait tout. Il perce à jour une théorie du complot, façon X-Files. Il devrait porter un col romain.
Admirons la tactique électorale. Mais le projet, c’est quoi ? Je n’arrive pas à saisir comme un progrès cette sorte de retour annoncé à la 4ème République, où une minorité mixerait et démêlerait des coalitions provisoires. Je ne vois pas l’intérêt, quelque respect qu’on leur porte, d’avoir B. Kouchner ou J. Delors comme chef d’un gouvernement où chaque ministre serait en cohabitation avec tous les autres. A supposer que cette union nationale soit possible et désirable, en quoi consisteraient les élections législatives qui suivront, en juin : qui s’opposerait à qui ? Par une nouvelle parité, faudrait-il que chaque candidat UMP ait un(e) suppléante(e) socialiste ou le contraire ? Comment croire enfin qu’il y a identité entre le pacte socialiste (avec son cortège d’allocations, de coûts sociaux et de nivellements) et celui que nous défendons, fondé sur la confiance dans le travail et le mérite ? Faut-il rêver d’un système à l’italienne, avec une centaine de ministres représentant onze partis différents et usant avant l'heure l'honorable M. Prodi ? Non, vraiment, je ne peux adhérer ni à cette fiction ni à cette impuissance.
Je pense exactement l’inverse : je crois qu’il nous faut un Churchill, avec une majorité forte et unie derrière lui, pour imposer le sursaut vital et les réformes radicales dont la France a besoin. Je ne crois pas au ménage à trois. Toute cette énergie qu’il faudrait dépenser pour faire collaborer entre eux des acteurs disparates et incompatibles, pour unir des mi-chèvre mi-choux derrière une ambition tonique et ardente, je préfère qu’elle soit consacrée à l’action pour la France. Et pour cela, bon gré mal gré, on n’a jamais rien trouvé de mieux, en démocratie, qu’une franche majorité, soudée et active. Tout le reste, comme dit M. Rocard, c’est du pipeau.
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