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15 février 2007
E pericoloso sporgersi
On connaît la grande manie de l’aveugle autruche socialiste : faire comme si on pouvait dresser des miradors et un mur de Berlin autour de la France. Interdiction de prendre l'air au dehors : e pericoloso sporgesi, comme on lisait dans les michelines d'autrefois. La tête dans le sable, Ségo veut croire qu’il serait possible de retenir les entreprises et les personnes qui fuient le trop plein fiscal français. Elle menace ceux qui font des bénéfices, promet de les taxer, de les ponctionner, de leur mettre la pression. Elle pense sans doute qu’ils se laisseront égorger tranquillement, alors qu’il leur suffit de franchir la frontière belge, suisse ou anglaise. Retenez ce chiffre : en France, chaque jour, deux contribuables s’enfuient. En quinze ans, cette évasion constitue un manque à gagner de plus de 30 milliards d’€, exactement le coût du projet de Nicolas Sarkozy pour les cinq ans à venir. Et il ne s’agit même plus seulement de ceux qui paient l’ISF, mais de ceux qui ont un petit patrimoine, qu’ils veulent protéger, faire fructifier et transmettre. Ils ont travaillé pour progresser dans l’échelle sociale et on leur en fait honte. Comme dit plaisamment un rapport du Sénat : « la délocalisation fiscale se démocratise ». On exporte les gens aisés et entreprenants. On importe les clandestins, les ignares et les affamés.
Comme vous l’imaginez, cette hémorragie va s’accélérer avec les annonces régalo-ségolistes. Le sourcil froncé et la larme à l’œil, la candidate montre du doigt les profits, donc les profiteurs. Elle promet allocations, assistanat, égalitarisme, nivellement. Or, il faut faire l’inverse. La France qui s’est lamentablement classée 10ème en matière de croissance, en 2006, dans la zone euro, doit énergiquement réformer son marché du travail, le dégager des pressions et contraintes. Pour cela, il faut donner confiance aux entrepreneurs et aux investisseurs. Une chose est sûre : si le programme socialiste venait à s’appliquer, ils plieront bagage, vite fait. D’autant qu’on ne leur dit pas comment le projet socialiste financera les nouveaux coûts de la protection sociale, de la couverture médicale gratuite, des retraites rehaussées de 5 %, etc. Et ne parlons pas de l’augmentation de 25 % du travail peu qualifié : tout le monde, sauf Ségolène, sait que, avec le Smic à 1 500 €, les patrons préfèreront licencier ou se délocaliser. Bref, la ringardise protectionniste des socialistes est une utopie, au sens propre : un non-lieu, un phalanstère, un recoin hors du réel, une illusion. On comprend pourquoi Eric Besson, spécialiste du PS pour ces questions, et qui connaît les lois de l’économie, a rendu son tablier.
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Commentaires
"E pericoloso sporgesi"...sûrement !
mais rester dans les TGV (qui n'ont d'ailleurs plus de fenêtres ouvrables) des immenses entreprises qui roulent à toute allure,avec votre emploi,vers des pays sans coût social,c'est aussi dangereux...
Ecrit par : hifi | 16 février 2007
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