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12 février 2007
Dépenser sans penser
Cette litanie de dépenses nouvelles, improductives et sans contrepartie, c’est donc cela le « pacte » de Ségolène Royal ? Il s’agit tout bêtement de mettre la France à rebours de tout ce qui se fait dans les pays développés : alourdir les charges, les allocations et les prestations pour tout le monde, jeunes ou vieux. Nous allons lever encore l’emprunt (donc la dette des générations futures) et augmenter l’impôt, pour jeter ces ressources dans le tonneau sans fond des Danaïdes sociales. Tout défile à la hausse comme dans un cauchemar rétro : les salaires, le Smic, les retraites, les allocations d’autonomie, les services publics, les gratuités (notamment celles de soins), les logements sociaux, les surtaxes (pauvres petits propriétaires !), les taxations (y compris des recettes publicitaires)… Et tout cela sous le regard anonyme et irresponsable de « jurys populaires », prêts à jeter l’opprobre sur les élus ou sur tout ceux qui oseraient rêver d’un Etat moins obsédant et d’une société plus ouverte. L’horreur.
Sans compter le côté pleurnichard, ce serment de scout-girl et ce ton d’imprécation niaiseuse. Mais non, madame Royal : la France n’est pas cette démocratie populaire des années 50, ce vieux film noir et blanc, ce mur des lamentations façon 1981. Nous pensons, à l’inverse, qu’il faut faire confiance à l’initiative privée et locale ; valoriser l’ambition, le travail, le mérite et l’esprit de responsabilité ; rendre plus autonomes les lieux de culture et de formation (école, université, centres d’apprentissage) ; assouplir les contraintes législatives qui pèsent sur les PME ; aider à la création d’entreprises ; bref inaugurer un État facilitateur, qui protège mais qui rend possible et légitime du même coup les utopies individuelles et collectives. Cette captation de toute forme de liberté intelligente et de tout risque utile, Hollande, la boule rouge, la pratique aussi assez bien. Par exemple, il ne supporte pas qu’on cite Jaurès. Personne, sauf lui, n’y a droit. Il s’en est fait le légataire universel. Tout en payant l’ISF, il est le seul à pouvoir parler au nom des pauvres : « N’ayant pas la force d’agir, ils dissertent ». C’est de qui ? De Jaurès.
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Commentaires
Pensez-vous donc,cher Maître, que les professeurs n'ont pas une écrasante responsabilité en ce qui concerne la dégradation de leur image? Pensez-vous qu'ils ont transmis à leurs meilleurs éléments le désir de transmettre? Pensez-vous que l'institution sait récompenser les meilleurs?
N'oubliez pas que je suis à votre disposition si vous avez besoin d'un agrégé sachant écrire,avant et après mai...
Bravo pour ce blog de bonne tenue.
Ecrit par : emmanuel caquet | 12 février 2007
Toutes mes félicitations cher Monsieur Darcos pour vos commentaires avisées dans le magazine l'Express. Je suis très heureux de voir qu'un hebdomadaire national prend la peine de s'intéresser de près à notre ville de Périgueux. Le portrait réalisé sur vous ne vous montre certes pas seulement sous un meilleur jour mais il a le mérite de nous présenter l'homme derrière le politique. Un homme d'une grande sensibilité dans un monde politique très cruel, c'est assez rare. Voilà qui peut réconcilier de nombreux citoyens avec le monde politique. J'ai été personnellement très sensible à celà et je tenais à le souligner.
Ecrit par : claude mansouri | 13 février 2007
Monsieur Darcos,
en tant qu'ancienne Périgourdinne exilée en Allemagne depuis 16 ans, je suis avec attention votre blog, Monsieur Darcos. Vous n'avez pas cité explicitement un impôt désiré par Madame Royal, celui pour les francais vivant à l'étranger! Je tiens à en parler car il représente à mes yeux une grave injustice. Et celà pour financer nos établissements à l'étranger. On m'a toujours appris que l'école était obligatoire et gratuite, pour les francais de l'étranger ce n'est malheureusement pas valable. Si vous avez la chance d'être près d'un établissement, les droits d'écolage sont souvent très élevés, et les familles modestes ne peuvent inscrire leurs enfants dans ces établissements. Restent les cours du CNED d'exellente qualité d'ailleurs, qui sont eux-aussi payants. Alors payer en plus un impôt. alors que nous en payons déjà beaucoup pour l'état allemand, ce serait une double injustice surtout quand on ne peut envoyer ses enfants dans les établissements francais. Par cette initiative, je peux vous affirmer, Madame Royal ne va pas gagner les voix des francais de l'értanger.
Ecrit par : agnes Wittner | 15 février 2007
Tout à fait d'accord avec le commentaire de Mme Agnès Wittner. Et comme M claude Mansouri, j'adresse mes félicitations à Monsieur Darcos qui prouve dans le dossier du magazine l'Express en librairie la semaine dernière qu'il est un homme d'une grande ouverture capable de rassembler les hommes au delà des partis, ouvert sur les autres et proches de ses administrés. Tout celà se dégage malgré le ton très abrupte du dossier et les adjectifs souvent durs utilisés à son égard.
Respectueusement
Ecrit par : André souris | 16 février 2007
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